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vendredi 10 mai 2013

Les chansons de Quartier des enfants rouges

Antoine, Un éléphant me regarde



La fumée dans les yeux, un éléphant me regarde
J'ai la tête qui part
Les fenêtres se tordent, les portes vont éclater
Le plancher vacille, les murs vont s'effondrer

La fumée dans les yeux, un éléphant me regarde
J'ai la tête qui part
Les couleurs ne sentent plus rien, le noir me colle aux mains
Et mon alouette verte ne deviendra plus bleue

La fumée dans les yeux, un éléphant me regarde
J'ai la tête qui part
A l'ombre des mosquées, tu prétendais m'aimer
Mais moi je ne t'aime pas, je veux juste m'emmêler avec toi

La fumée dans les yeux, un éléphant me regarde
J'ai la tête qui part
Je veux m'emmêler avec toi, tes jambes et tes bras et le reste de toi
Je veux m'emmêler avec toi
Ne me parle pas du reste avec toi, avec toi, avec toi

Hein, hein, hein.

(paroles recopiées depuis ce site-ci)

Antoine, Petite fille, ne crois pas


Je t'en prie, fillette,
Surtout ne crois pas
Qu'un jour il y aura
Entre toi et moi
Rien de plus que ça

Car, vois-tu fillette,
Quand on s'est rencontrés
Tous les deux on savait
Que ça ne pourrait pas durer
Alors pourquoi insister ?

Bien sûr je me rappelle
Le bronze des statues
Et le lac qui t'a vue
Au matin à demi nue
Je m'en souviens, rien de plus

Tu peux me parler des marches
Du vieil escalier de bois
Et du grand feu de joie
Qui brûlait ce soir-là,
Je n'en parlerai pas

Tu me dis, fillette,
Que ton prince c'était moi,
Que j'étais toutes tes joies,
Que tu veux croire en moi,
Tu m'oublieras, je crois

Entends, la route m'appelle,
On a eu notre temps
Il fallait penser avant,
Ne pas te voir en blanc
Tu le savais pourtant

Mais je vois que tu pleures
La tête au creux de tes bras,
Tu ne veux pas que je te vois
S'il te plaît, pardonne-moi,
Je reste, ne pleure pas

Nous resterons ensemble
Dans la maison de bois
Tout l'hiver suédois,
Si tu veux, sur la route,
Tu viendras avec moi

(paroles recopiées depuis ce site-ci)

jeudi 26 avril 2012

Paris, Oct. 61

La Tordue

Les oiseaux de Notre-Dame

Suzy Solidor, Les oiseaux de Notre-Dame



Notre Dame de Paris - Comédie musicale


Notre-Dame de Paris: le site officiel
『ノートルダム・ド・パリ』


大聖堂の時代 Le temps des cathédrales -高木椋太 Ryota Takagi



Notre-Dame de Paris en chansons

Edith Piaf (エディット・ピアフ), Notre-Dame de Paris




Francis Carco, Au Pied Des Tours De Notre Dame (Musique de Charles Dumont) (Interprétation de Reda Caire)




(la chanson commence à 1.00 environ)

Léo Ferré, Les Cloches De Notre Dame



Bibliographie:

Martin Pénet « La chanson de la Seine », Sociétés & Représentations 1/2004 (n° 17), p. 51-66.
URL :
www.cairn.info/revue-societes-et-representations-2004-1-page-51.htm.
DOI : 10.3917/sr.017.0051.

jeudi 29 septembre 2011

2 chansons de Tété

(Rappel: Tété donne un concert le 11 octobre à Osaka)


Une chanson qui permet de voir que l’image de l’automne est très différente au Japon et en France


Un joli jeu sur les sonorités du français (et le mot vent)

vendredi 22 juillet 2011

Bonnes vacances


アマドゥ&マリアム

Je pense à toi mon amour, ma bien aimée
Ne m'abandonne pas mon amour, ma chérie

Quand je suis dans mon lit je ne rêve qu'à toi
Et quand je me réveille je ne pense qu'à toi
Quand je suis dans mon lit je ne rêve qu'à toi
Et quand je me réveille je ne pense qu'à toi

Je pense à toi mon amour, ma bien aimée
Ne m'abandonne pas mon amour, ma chérie
Je pense à toi mon amour, ma bien aimée
Ne m'abandonne pas mon amour, ma chérie

Si je ne te vois pas je ne peux rien dire je ne peux rien faire
Je ne peux rien voir, je ne veux rien savoir
Mon amour, ma chérie
Si je ne te vois pas je ne peux rien faire, je ne peux rien dire
Je ne peux rien voir, je ne veux rien savoir
Mon amour, ma chérie

Je pense à toi mon amour, ma bien aimée
Ne m'abandonne pas mon amour, ma chérie
Je pense à toi mon amour, ma bien aimée
Ne m'abandonne pas mon amour, ma chérie

Certains t'ont promis la terre
D'autres promettent le ciel
y en a qui t'ont promis la lune
Et moi je n'ai rien que ma pauvre guitare

Je pense à toi mon amour, ma bien aimée
Ne m'abandonne pas mon amour, ma chérie
Je pense à toi mon amour, ma bien aimée
Ne m'abandonne pas mon amour, ma chérie

Je pense à toi mon amour, ma bien aimée
Ne m'abandonne pas mon amour, ma chérie
Je pense à toi mon amour, ma bien aimée
Ne m'abandonne pas mon amour, ma chérie

jeudi 2 juin 2011

Bastille - transcription


Agrandir le plan



Il regarda sa femme qui traversait la rue. Elle portait le trench rouge dont elle jurait chaque année de se débarrasser et qu’elle finissait pourtant par ressortir du fond de sa penderie d’une année sur l’autre. Elle agissait comme ça pour tout, et c’était justement cette particularité qui l’avait attiré quand il l’avait rencontrée pour la première fois. Les mêmes vêtements portés encore et encore, les grandes piles de rouge à lèvres auxquelles elle ne touchait jamais, cette chanson « Le tourbillon de la vie » qu’elle entonnait en cuisinant des quenelles faisaient désormais partie d’une vie qu’il trouvait étrangère et projetait d’abandonner entre le plat principal et le dessert.
- Bonjour Madame – Bonjour
Il réalisait l’incongruité à la fois étrange et logique de l’endroit qu’il avait choisi pour la quitter. C’était ici même qu’il s’était rendu compte pour la première fois qu’il ne l’aimait plus.
Lorsqu’elle se mit à sourire, il fut sur le point de crier « Je vais te quitter. Cesse donc de sourire ». Il se contenta de lui offrir un peu de son kir. Ce qui lui portait également sur les nerfs avec sa femme, c’était qu’elle ne commandait jamais de hors d’œuvre, ni de dessert, mais qu’elle mangeait toujours les siens presque en entier. Et le pire de tout, c’était qu’il finissait toujours par commander ce qu’elle aimait.
Je ne sais plus si j’aime vraiment les profiteroles, pensa-t-il d’un air grave et solennel.
Lorsqu’elle se mit à pleurer comme il ne l’avait jamais vue pleurer auparavant, la première chose à laquelle il pensa était qu’elle savait qu’il allait la quitter pour Marie-Christine, l’hôtesse de l’air fougueuse qu’il aimait depuis un an et demi.
Ça y est, pensa-t-il. Elle le sait, elle le savait depuis un certain temps ; j’aurais du m’y attendre.
Sans cesser de pleurer, elle sortit des papiers de son sac à main et les lui tendit. Dans une terminologie médicale aseptisée, les papiers décrivaient un cas de leucémie en phase terminale.
-Désolé.
En un éclair, la raison de ce repas s’envola de son esprit et une étrange voix métallique commença à lui dire « Il faut être à la hauteur des circonstances ».
Et c’est ce qu’il fit. Il commanda tout d’abord trois portions de profiteroles à emporter et il envoya un sms à sa maitresse.
Il entoura sa femme de toutes les attentions qu’elle lui avait jusqu’ici réclamées : accrocher les tableaux posés ça et là dans la maison, l’accompagner au cinéma dans la matinée pour voir ses films préférés, faire les soldes avec elle alors qu’il détestait le shopping, lire à haute voix « Spoutnik, my love » de Murakami ; et tout, même les choses le plus insignifiantes, avait une autre saveur depuis qu’il savait que ce serait la dernière fois qu’il pouvait la faire pour elle.
A force de se comporter comme un homme amoureux, il devint à nouveau un homme amoureux.
Et quand elle mourut dans ses bras, il tomba dans un coma émotionnel duquel il ne sortit jamais.
Aujourd’hui encore, après des années, son cœur s’étreint chaque fois qu’il voit une femme portant un trench rouge.

Lien:Le site officiel d'Isabel Coixet (イザベル・コイシェ)

Voici la chanson fredonnée: Serge Rezvani, Le tourbillon de la vie, interprétée par Jeanne Moreau et Rezvani à la guitare dans Jules et Jim de Truffaut:

jeudi 21 avril 2011

Les chansons de Quartier des enfants rouges

Antoine, Un éléphant me regarde



La fumée dans les yeux, un éléphant me regarde
J'ai la tête qui part
Les fenêtres se tordent, les portes vont éclater
Le plancher vacille, les murs vont s'effondrer

La fumée dans les yeux, un éléphant me regarde
J'ai la tête qui part
Les couleurs ne sentent plus rien, le noir me colle aux mains
Et mon alouette verte ne deviendra plus bleue

La fumée dans les yeux, un éléphant me regarde
J'ai la tête qui part
A l'ombre des mosquées, tu prétendais m'aimer
Mais moi je ne t'aime pas, je veux juste m'emmêler avec toi

La fumée dans les yeux, un éléphant me regarde
J'ai la tête qui part
Je veux m'emmêler avec toi, tes jambes et tes bras et le reste de toi
Je veux m'emmêler avec toi
Ne me parle pas du reste avec toi, avec toi, avec toi

Hein, hein, hein.

(paroles recopiées depuis ce site-ci)

Antoine, Petite fille, ne crois pas


Je t'en prie, fillette,
Surtout ne crois pas
Qu'un jour il y aura
Entre toi et moi
Rien de plus que ça

Car, vois-tu fillette,
Quand on s'est rencontrés
Tous les deux on savait
Que ça ne pourrait pas durer
Alors pourquoi insister ?

Bien sûr je me rappelle
Le bronze des statues
Et le lac qui t'a vue
Au matin à demi nue
Je m'en souviens, rien de plus

Tu peux me parler des marches
Du vieil escalier de bois
Et du grand feu de joie
Qui brûlait ce soir-là,
Je n'en parlerai pas

Tu me dis, fillette,
Que ton prince c'était moi,
Que j'étais toutes tes joies,
Que tu veux croire en moi,
Tu m'oublieras, je crois

Entends, la route m'appelle,
On a eu notre temps
Il fallait penser avant,
Ne pas te voir en blanc
Tu le savais pourtant

Mais je vois que tu pleures
La tête au creux de tes bras,
Tu ne veux pas que je te vois
S'il te plaît, pardonne-moi,
Je reste, ne pleure pas

Nous resterons ensemble
Dans la maison de bois
Tout l'hiver suédois,
Si tu veux, sur la route,
Tu viendras avec moi

(paroles recopiées depuis ce site-ci)

lundi 8 novembre 2010

Georges Brassens, Les copains d’abord



Voici le début de la chanson :

Non ce n'était pas le radeau
De la méduse ce bateau
Qu'on se le dise au fond des ports
Dise au fond des ports
Il naviguait en père peinard
Sur la grande mare des canards
Et s'appelait "Les copains d'abord"
Les copains d'abord

Ses fluctuat nec mergitur
C'était pas de la littérature,
N'en déplaise aux jeteurs de sort,
Aux jeteurs de sort,
Son capitaine et ses matelots
N'étaient pas des enfants de salauds,
Mais des amis franco de port,
Des copains d'abord.
Voici la traduction en japonais proposée par les étudiants. Merci à eux pour s’être essayés à un exercice très difficile.

いいえ、それはいかだではなかった
その船はメドゥーサ
港の底に言う
港の底に言う
アヒルの大きい池をのんびり航行していて、それをcopains d’abord と言う

それは沈没せず浮いている
それは物語ではなかった
運命を不快に思わない
その船長と水夫は卑劣な子どもではなかった
でも、それは港のきっぱりとした友達


On peut lire une analyse détaillée de la chanson ici.

Voici le tableau de Géricault, Le radeau de la méduse

dimanche 7 novembre 2010

Georges Brassens, je me suis fait tout petit



Voici le début des paroles :

Je n'avais jamais ôté mon chapeau
Devant personne
Maintenant je rampe et je fais le beau
Quand elle me sonne
J'étais chien méchant elle me fait manger
Dans sa menotte
J'avais des dents de loup, je les ai changées
Pour des quenottes!


Voici la traduction japonaise proposée par les étudiants. Je les remercie ; c’était un exercice difficile

(ブラッセンス、私は目立たないようになった)

私は一度も人前で帽子を脱いだことはなかった。
今なら、彼女が私を呼んだ時に、私はへつらい、良い格好をする。
私は意地悪な犬だった、彼女は小さな手で私に食べさせた。
私は狼の歯を持っていて、私はそれらを子供の歯と取り替えた。


On trouvera une analyse détaillée de cette chanson ici.

samedi 6 novembre 2010

Jacques Brel, Les vieux


Jacques Brel Les Vieux
������� jacque_brel. - �楽���HD�質�������

Voici le début de la chanson:
Les vieux ne parlent plus
ou alors seulement
parfois du bout des yeux,
Même riches ils sont pauvres,
ils n'ont plus d'illusions,
et n'ont qu'un coeur pour deux.
Chez eux ça sent le thym,
le propre, la lavande,
et le verbe d'antan,
Que l'on vive à Paris,
on vit tous en province
quand on vit trop longtemps.
Est-ce d'avoir trop ri
que leur voix se lézarde
quand ils parlent d'hier ?
Et d'avoir trop pleuré
que des larmes encore
leur perlent les paupières ?
Et s'ils tremblent un peu
est-ce de voir vieillir
la pendule d'argent
Qui ronronne au salon,
qui dit oui, qui dit non,
qui dit : "Je vous attends".


Et voici la traduction qu’ont proposée les etudiants. C’était un exercice difficile, et je les remercie.

老人はもはや話さず目の端っこで訴えるだけ。
豊かであろうと貧しかろうともう幻想は抱かず、二人に一つの心しかない。

彼らの家はジャコウソウ、ラベンダー、古びた言葉が香り清潔にされている。
あまりに長く生きていると、パリに住んだりもするし地方に住んだりもする。
昨日のことを話すとき、彼らの声がひび割れているのを笑いすぎたのか。
そして涙が瞼で泡立つほどに泣きすぎたのか。
そして彼らがゆらゆら揺れると、それは銀時計が古びるのを眺めることなのか。
誰がのどを鳴らすのか、誰がはい誰がいいえというのか。
誰が、あなた方を待っている。というのだろうか。

lundi 18 octobre 2010

Chansons pour enfants: Alouette


(image Wikipedia Commons)

Alouette, gentille alouette


Sur l’origine de la chanson et le thème de l’alouette, on peut lire en ligne un article très intéressant: Nicolas Millot (c1535-1590) et L’alouette (PDF).

J'en recopie un extrait de la conclusion:
"Alouette, gentille Alouette est devenu le chant folklorique le plus connu au Québec, célébré désormais comme une comptine pour enfants, un hymne officieux pour tout le Canada et, en fait, un symbole musical omniprésent pour tous les Canadiens. Le vieux trio vocal de Nicolas Millot que nous publions ici peut conforter le soupçon du folkloriste Marius Barbeau selon qui le poème et la mélodie de la comptine favorite des Canadiens étaient en fait d’origine française. Alors que les fourreurs et les paysans de l’époque de Samuel Champlain ont pu connaître la chansonnette de Millot sous une forme ou une autre, il n’est pas invraisemblable que la première édition (rare) de Le Roy et Ballard, présentement connue à travers les seules copies conservées dans les bibliothèques publiques de Paris, Vienne et Cambridge (Harvard), ait pu arriver en Nouvelle France."